Immobilier

Taux assurance crédit immobilier 2022 : La quotité d’assurance

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Le contrat de prêt immobilier est soumis à une souscription d’assurance. Par ce contrat, l’emprunteur offre une couverture des risques pouvant occasionner une insolvabilité. Le montant de l’assurance n’est pas négligeable et est fonction du taux d’assurance.

Pour permettre de bien le négocier au moment des négociations du contrat d’assurance, il faut en maîtriser les fondamentaux.

Taux d’assurance immobilier

Définition

L’assurance immobilière est la garantie qui permet de couvrir le remboursement d’un emprunt contre les risques pouvant occasionner l’incapacité à payer pour l’emprunteur. Ces risques peuvent être soit des cas d’invalidité, d’incapacité ou de décès. Le taux d’assurance est alors le montant des cotisations annuelles et est exprimé en pourcentage.

Calcul du taux d’assurance immobilier

Le taux affiché sur votre assurance indique le prix annuel de votre cotisation. Pour déterminer la valeur de l’assurance, on prend le taux d’assurance qu’on applique au montant du prêt puis, on divise par 12 mois pour obtenir le montant des mensualités.

Par exemple, un taux de 0,5 % pour un emprunt de 200 000 € sur 20 ans va occasionner une mensualité de 83.33 €. Sur les 20 ans, l’assurance coûtera donc 20 000 €.

Le montant de l’assurance n’est donc pas négligeable. Il faut donc réussir à le minimiser en négociant le taux auprès de la compagnie. Pour cela, il faut faire jouer la concurrence. Même si le contrat est déjà signé, il est toujours possible de jouer la concurrence pour avoir de meilleurs taux.

Comment bien choisir son taux d’assurance immobilier ?

Le taux d’assurance est évalué en rapport aux risques de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail par rapport au profil personnel qui prend en considération les facteurs d’âge, de profession, de santé… Les garanties désirées pour le contrat seront ensuite analysées en fonction de la situation personnelle et des antécédents.

Tous ces éléments combinés permettront de calculer le taux d’assurance de crédit immobilier personnalisé ou un taux moyen d’assurance de prêt immobilier pour une assurance de groupe.

Dans le cadre de l’assurance de groupe, le calcul du taux est moins individualisé puisque les risques sont mutualisés entre tous les emprunteurs. En conséquence, le contrat sera plus intéressant pour un profil plus risqué alors que pour un meilleur profil, il sera plus élevé qu’un taux individualisé.

Chaque co-emprunteur est astreint à une quotité d’assurance dans ce type de contrat. 

Quotité d’assurance

Définition

Une quotité d’assurance détermine le montant du capital garanti pour chaque emprunteur. Elle est la répartition entre emprunteurs de la couverture proposée par la compagnie d’assurance.

La question de la quotité n’est importante que pour la couverture des risques des contrats de prêt ouvert à deux emprunteurs. Chaque emprunteur devant faire face à sa part de capital garanti.

La quotité d’assurance s’applique à l’ensemble des garanties qui sont souscrites par l’emprunteur, décès inclus. Il peut toutefois exister des niveaux de garanties différents d’une campagne d’assurance à une autre. Et pour cette raison, il faut toujours faire preuve de vigilance et d’attention en peaufinant le contrat d’assurance.

Le calcul de la quotité d’assurance

Dans le cadre d’un seul emprunteur, la quotité est de 100 %. Tout le capital devant être garanti pour valider l’accord de prêt.

Lorsqu’il s’agit de deux emprunteurs, les taux peuvent subir des décalages et être valides tant que la somme des deux quotités est au moins égale à 100 et au maximum égal à 200 %.

La couverture optimale ou maximale dans le cadre de deux emprunteurs est celle des 200 %. Chaque emprunteur est alors sous une couverture complète. Cela implique qu’en cas de sinistre sur l’un des co-emprunteurs, l’assurance rembourse intégralement le capital total du prêt. Le deuxième co-emprunteur n’aura plus un centime à débourser dans le cadre du remboursement de la dette.

La couverture optimale induit toutefois les primes d’assurance les plus élevées.

Pour une couverture de 50/50, on a un équilibre parfait. C’est le choix par défaut des compagnies d’assurance. Il permet d’assurer une part de capital identique à chaque co-emprunteur. Les primes d’assurance sont alors égales.

À défaut d’une couverture optimale ou de l’équilibre parfait, on peut créer des décalages de façon à adapter l’assurance à la situation personnelle, et couvrir l’un des deux emprunteurs dont le risque de maladie ou de décès est le plus élevé.

Il faut donc garder à l’esprit que celui qui a la plus grande quotité, sera astreint aux primes d’assurance les plus élevées et fera face à l’indemnisation la plus faible en cas de décès de son co-emprunteur. 

Comment choisir sa quotité d’assurance ?

En réalité, il n’existe pas un quota de répartition de quotité parfaite à adopter entre co-emprunteurs dans le cadre de la couverture des risques. Car la bonne quotité est une donnée variable qui diffère d’un projet à un autre et selon le profil des co-emprunteurs.

Ainsi, dans le processus de choix de la quotité, il est très important de se projeter dans le futur afin d’apprécier l’évolution de vos revenus d’une part et de spéculer sur votre situation professionnelle.

Au-delà de ces facteurs d’appréciation, il est tout aussi important de prendre en considération l’objet du projet immobilier.

De façon générale, il est recommandé :

  1. Une quotité maximale ou optimale de 100 % par co-emprunteur pour un projet d’achat d’un bien immobilier principal. Elle offre une protection maximale en-cas de situation de sinistre.
  • Une quotité parfaitement équilibrée de 50 % pour chaque co-emprunteur dans le cadre d’une acquisition de résidence secondaire. En cas de sinistre, la revente du bien secondaire constitue un risque moindre. 
  • Enfin, dans le cadre d’un projet spécifique d’investissement locatif, vous pouvez opter pour des quotités déséquilibrées de sorte à veiller à avoir une somme de quotité de 100 % pour les deux co-emprunteurs. Une telle option est justifiée par le fait que les loyers seront un apport de taille pour faire face au remboursement en cas de coup dur.